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Propositions de l'A.N.D.E.S. face à l'évolution des programmes d'aide alimentaireÀ l’origine les programmes d’aide alimentaire étaient approvisionnés grâce aux surplus agricoles, appelés à disparaître au vu de la demande mondiale croissante. Cela va entraîner une réforme du système actuel. À l’A.N.D.E.S. nous préconisons que cette évolution permette de passer d’une aide alimentaire distributive à une action plus dynamique prenant en compte les besoins et attentes des publics concernés et impliquant davantage d’acteurs du secteur alimentaire : producteurs, industriels, grande distribution… Si l’aide d’urgence doit rester une priorité face à des personnes en rupture économique et sociale, il apparaît important de développer largement une autre forme d’intervention, plus valorisante pour celui qui la reçoit et répondant à ses attentes : De plus, seul 1% des populations concernées s’inscrit dans les repères du PNNS 2 de consommation de 5 fruits et légumes par jour. Et l’on connaît le lien étroit qui s’exerce entre pauvreté-précarité et obésité, conséquence d’une alimentation négligée et de son désinvestissement lorsqu’elle est réduite à sa seule fonction d’ordre physiologique, ayant perdu son vecteur de plaisir. Le système actuel conduit à une récupération importante de produits élaborés qui contribuent à déstructurer l’acte de faire à manger, à limiter la légitimité du rôle de parents dans l’acte de nourrir les siens et surtout engendre une augmentation du coût du repas par les habitudes créées autour de produits élaborés au lieu de produits de base. Il est important de s’orienter vers des gisements peu ou pas exploités à ce jour (productions en fruits et légumes et/ou produits de la mer) et qui, de plus, peuvent s’inscrire dans les prochaines renégociations PAC et OMC : Au plan européen, les produits actuels, issus des politiques de retraits (lait et céréales), après indemnisation des producteurs, sont transformés par des industriels (parfois à l’étranger) via des traders. Il faut ensuite ajouter à ces frais, ceux de logistique et transport au niveau (inter)national, ainsi que les subventions de fonctionnement des associations distributrices de l’aide alimentaire. Il serait intéressant de comparer le montant consacré par l’Europe à l’ensemble de cette politique face au coût d’achat direct de ces mêmes produits transformés dans les enseignes, à partir du moment où les produits de retrait disparaissent A l’A.N.D.E.S, nous avons mis en place depuis le second semestre 2008, cette deuxième forme d’approvisionnement, en négociant directement auprès de distributeurs après abandon de leur marges, des denrées alimentaires ciblées (ni trop de graisse ou de sucre, produits de marques nationales), sous forme de bons d’achats dans les enseignes proches des épiceries solidaires. Les objectifs sont de : |




























