| En France, plus de 3,6 millions(1) de personnes ont 7 euros par jour pour se nourrir et se vêtir (seuil français de pauvreté, situé à 733 euros par mois par personne seule). Si on se réfère au seuil européen (880 euros par mois), ce sont 7,9 millions(2) de personnes qui vivent dans la pauvreté. Ainsi une variation relativement faible du seuil retenu (147 euros par mois) a pour conséquence un doublement du nombre de personnes considérées comme pauvres. Cela illustre la grande précarité d'une large partie de la population, pour qui le moindre incident peut signifier le basculement vers une situation de pauvreté. |
L'Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires, A.N.D.E.S, a pour objectif, à travers les épiceries qu'elle rassemble, de promouvoir l'accès des personnes en difficulté à une véritable citoyenneté économique : en permettant à un public exclu des circuits de consommation traditionnels de choisir les produits qu'il souhaite consommer, en vendant, à un faible prix, des denrées de qualité ; en proposant des activités où les compétences de chacun sont mises en avant, les épiceries solidaires et sociales se veulent, au-delà d'une aide matérielle, un outil de reconstruction et un tremplin vers une réinsertion durable.
(2) Source : Rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, 2005-2006
Les missions de l'A.N.D.E.S
► Aider à la création d'épiceries solidaires et sociales et favoriser leur développement et implantation durable.
► Animer le réseau des Épiceries Solidaires afin de mutualiser les pratiques, de mener une évaluation nationale et de favoriser la connaissance de ces structures auprès des partenaires publics et privés et des médias. De manière plus générale : esquisser des réponses au problème de la précarité par une réflexion commune au sein du réseau.
► Développer des services en faveur des Épiceries Solidaires, notamment en proposant des ateliers nutritionnels ou de gestion d'équipe, des modules de formations.
► Diversifier leurs sources d'approvisionnement, en développant des partenariats, en particulier avec l'Etat, des industries agroalimentaires ou le secteur de la grande distribution, et en permettant par une négociation à l'échelon national de diminuer les coûts d'approvisionnement.
► Mettre en place des ateliers-chantiers d'insertion permettant de valoriser les excédents de la filière Fruits et Légumes, à destination des Épiceries Solidaires mais aussi des autres grands réseaux de l'aide alimentaire.
► Travailler en partenariat avec des associations implantées dans d'autres pays européens, afin de promouvoir un accès plus équitable à la citoyenneté économique dans l'ensemble de l'Union Européenne.
Mots-clés : aide alimentaire, réseau des épiceries solidaires, ANDES, épiceries sociales




























