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L'économie politique de la faim, garantir le droit à l'alimentation dans un monde de ressources rares
par Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation (Intervention au groupe ESA, leçon inaugurale 2010).

www.srfood.org : le blog d'Olivier de Schutter.






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Le sens de notre action

Notre société définit l'être social comme un être productif. Le travail crée un statut social et un sentiment d'appartenance. La participation à la création de la richesse commune donne accès à la consommation ; elle justifie en retour la protection de la société par l'État providence.
En même temps qu'elle autorise la jouissance d'un bien, la consommation est l'expression d'un choix, l'affirmation d'une individualité.

La pauvreté implique une consommation de survie, réduite à la satisfaction des besoins élémentaires : se loger, se nourrir, se vêtir. Dans notre société, l'exclu est, en partie et peut-être surtout, un exclu de la consommation, c'est-à-dire du choix et du plaisir.

            Plus les ressources d'une famille sont faibles, plus sa dépense alimentaire est une fraction
              élevée de son revenu.
                                                              Ernst Engel

En 1857, Ernst Engel publie un article annonçant ses fameuses lois : il constate d'une part que le niveau de consommation des pauvres correspond à un niveau de subsistance. Il montre d'autre part que les dépenses ne croissent pas proportionnellement au revenu. Les lois d'Engel décrivent les degrés d'importance des différents postes de consommation en fonction de la variation du revenu. Ainsi, plus le revenu augmente, plus la proportion consacrée aux dépenses alimentaires diminue. Pour un revenu constant, la proportion des dépenses de vêtements et de logement reste stable, tandis que les « dépenses diverses » tendent à croître. On peut alors caractériser les groupes sociaux en fonction de leur mode de consommation.

Le poids relatif de l'alimentation dans le budget est d'autant plus élevé que le niveau de vie du ménage est faible.
Pour les ménages les plus modestes (1er quintile du niveau de vie), l'alimentation constitue le deuxième poste budgétaire (17,2%) après le logement (24,8%).

     L'idée

Ce sont ces inégalités sociales en matière de consommation alimentaire que l', forte d'un réseau national, veut contribuer à diminuer.
Dans un esprit humaniste, elle entend mettre en valeur les projets et les personnes qui les portent, qu'il s'agisse d'initiateurs ou de bénéficiaires des  : l'association considère qu'il est essentiel d'offrir aux clients la possibilité d'être aussi des acteurs de l'épicerie, en participant à sa gestion et aux activités qu'elle organise (ateliers, rencontres conviviales).
Il s'agit de faire de l'aide un principe dynamique, une passerelle vers une meilleure insertion sociale, professionnelle, etc.