Notre société définit l'être social comme un être productif. Le travail crée un statut social et un sentiment d'appartenance. La participation à la création de la richesse commune donne accès à la consommation ; elle justifie en retour la protection de la société par l'État providence.
En même temps qu'elle autorise la jouissance d'un bien, la consommation est l'expression d'un choix, l'affirmation d'une individualité.
La pauvreté implique une consommation de survie, réduite à la satisfaction des besoins élémentaires : se loger, se nourrir, se vêtir. Dans notre société, l'exclu est, en partie et peut être surtout, un exclu de la consommation, c'est-à-dire du choix et du plaisir.
Plus les ressources d'une famille sont faibles, plus sa dépense alimentaire est une fraction
élevée de son revenu.
En 1857 Ernst Engel publie un article annonçant ses fameuses lois : il constate d'une part que le niveau de consommation des pauvres correspond à un niveau de subsistance. Il montre d'autre part que les dépenses ne croissent pas proportionnellement au revenu. Les lois d'Engel décrivent les degrés d'importance des différents postes de consommation en fonction de la variation du revenu. Ainsi, plus le revenu augmente, plus la proportion consacrée aux dépenses alimentaires diminue. Pour un revenu constant, la proportion des dépenses de vêtements et de logement reste stable, tandis que les « dépenses diverses » tendent à croître. On peut alors caractériser les groupes sociaux en fonction de leur mode de consommation. Dans une situation de pauvreté, la part du budget consacrée à l'alimentation est le poste le plus important.
Ce sont ces inégalités sociales en matière de consommation alimentaire que l'A.N.D.E.S, forte d'un réseau national, veut contribuer à diminuer. Dans un esprit humaniste, elle entend mettre en valeur les projets et les personnes qui les portent, qu'il s'agisse d'initiateurs ou de bénéficiaires des Épiceries Solidaires : l'association considère qu'il est essentiel d'offrir aux clients la possibilité d'être aussi des acteurs de l'épicerie, en participant à sa gestion et aux activités qu'elle organise (ateliers, rencontres conviviales).
Il s'agit de faire de l'aide un principe dynamique, une passerelle vers une meilleure insertion sociale, professionnelle, etc.
Mots-clés : ANDES, épiceries sociales, épicerie solidaire
En même temps qu'elle autorise la jouissance d'un bien, la consommation est l'expression d'un choix, l'affirmation d'une individualité.
La pauvreté implique une consommation de survie, réduite à la satisfaction des besoins élémentaires : se loger, se nourrir, se vêtir. Dans notre société, l'exclu est, en partie et peut être surtout, un exclu de la consommation, c'est-à-dire du choix et du plaisir.
élevée de son revenu.
Ernst Engel
En 1857 Ernst Engel publie un article annonçant ses fameuses lois : il constate d'une part que le niveau de consommation des pauvres correspond à un niveau de subsistance. Il montre d'autre part que les dépenses ne croissent pas proportionnellement au revenu. Les lois d'Engel décrivent les degrés d'importance des différents postes de consommation en fonction de la variation du revenu. Ainsi, plus le revenu augmente, plus la proportion consacrée aux dépenses alimentaires diminue. Pour un revenu constant, la proportion des dépenses de vêtements et de logement reste stable, tandis que les « dépenses diverses » tendent à croître. On peut alors caractériser les groupes sociaux en fonction de leur mode de consommation. Dans une situation de pauvreté, la part du budget consacrée à l'alimentation est le poste le plus important.
L'idée
Ce sont ces inégalités sociales en matière de consommation alimentaire que l'A.N.D.E.S, forte d'un réseau national, veut contribuer à diminuer. Dans un esprit humaniste, elle entend mettre en valeur les projets et les personnes qui les portent, qu'il s'agisse d'initiateurs ou de bénéficiaires des Épiceries Solidaires : l'association considère qu'il est essentiel d'offrir aux clients la possibilité d'être aussi des acteurs de l'épicerie, en participant à sa gestion et aux activités qu'elle organise (ateliers, rencontres conviviales).
Il s'agit de faire de l'aide un principe dynamique, une passerelle vers une meilleure insertion sociale, professionnelle, etc.
Mots-clés : ANDES, épiceries sociales, épicerie solidaire




























